Les Missionnaires du Sacré-Coeur du Canada
 
 

Le Sanctuaire

Le Sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur a été construit en 1909-1910 par les Missionnaires du Sacré-Cœur, qui venaient de s’établir à Québec. Il a été béni le 31 mai 1910 par Mgr Louis-Nazaire Bégin, alors archevêque de Québec.

On peut dire que ce Sanctuaire est né de la ferveur des fidèles, à une époque où les dévotions aboutissaient naturellement à l’édification d’une église ou d’une chapelle qui en devenait l’expression et le centre de rayonnement.

C’est ainsi que le Sanctuaire de la rue Sainte-Ursule a été dès le départ et demeure toujours le haut-lieu d’une des dévotions les plus populaires au Canada français.

L'architecture

Le Sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur, qui est une réplique de la chapelle d’Issoudun, a été édifié sous la direction de l’architecte François-Xavier Berlinguet de Québec et d’Alphonse Laberge de Beauport.

C’est un édifice de style gothique, ce qui est assez rare pour les églises et chapelles du Canada français, qui sont plutôt de style roman, baroque ou moderne.

La statue de Notre-Dame

En franchissant le seuil du Sanctuaire, le regard se porte presque spontanément sur l’immense statue de Notre-Dame du Sacré-Cœur, qui orne la chapelle. Cette statue a une grande valeur pour la communauté. Fabriquée aux ateliers Daniel de Paris et sculptée dans des blocs de chêne à la demande même du Père Chevalier, [suivant le nouveau modèle imposé par Pie IX], elle a aussi été bénie par le Père Fondateur lui-même le 1er septembre 1895.

Installée ensuite à Paris dans la chapelle de l’ancienne résidence des Religieuses de Marie-Réparatrice, que les MSC avaient achetée en 1887, elle échappa presque miraculeusement à la persécution des années 1900-1901. En septembre 1901, en effet, les autorités civiles avaient posé des scellés sur cette chapelle. Le Frère Raphaël, dernier sacristain de la chapelle, a toujours soutenu que, pendant la nuit, des personnes étaient allées chercher la statue pour la cacher d’abord et la redonner ensuite à la communauté.

C’est cette statue que le Père Eugène Meyer, supérieur général du temps, a fait parvenir à Québec aux environs de 1911 pour orner la nouvelle chapelle.

Le bas-relief du maître-autel

Même s’il n’est pas en évidence, le bas-relief du maître-autel mérite d’être observé de près. Il est la réplique d’une sculpture célèbre : la Vierge consolatrice. On y voit Marie sur son trône tenant l’Enfant-Jésus. Se presse autour d’elle le cortège des misères humaines. La Vierge souriante étend les bras pour mettre sous sa protection tous ceux et celles qui sont aux prises avec toutes sortes de difficultés. À droite et à gauche, entre des colonnes sculptées, se tiennent le roi David et le prophète Isaïe.

Les vitraux

Sur le plan artistique, les vitraux sont tout à fait remarquables et attirent l’attention par la pureté de leurs lignes et la richesse de leur coloris. De facture fort classique pour l’époque, ils sont l’œuvre de Henri Perdriaux et ont été réalisés par la Compagnie d’Arts et d’Industries de Montréal. Ils font de la chapelle un lieu qui invite d’emblée au recueillement. Et ils donnent au sanctuaire une qualité de lumière qui favorise la paix de l’âme et la joie du cœur, au fil des événements de la vie.

On en compte 11, qui ont respectivement pour sujets :

  1. L’Assomption de la Vierge Marie
  2. La mort de saint Joseph
  3. La communion donnée à Marie par l’apôtre Jean
  4. Les apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie
  5. Les apparitions de Marie à Lourdes
  6. L’instruction de Marie aux Saintes Écritures (par sainte Anne)
  7. L’Annonciation à la Vierge Marie
  8. La Visitation de Marie à Élisabeth
  9. La Nativité de Jésus
  10. La Présentation de Jésus au temple
  11. Le couronnement de Marie

Les ex-voto

Une des caractéristiques du Sanctuaire est sans contredit les plaques de marbre qui tapissent les murs de la chapelle. Ces 930 ex-voto, qui recouvrent entièrement les murs de la nef, sont en quelque sorte une longue litanie d’action de grâces. Un chant de reconnaissance envers Notre-Dame du Sacré-Cœur, exprimé par autant de personnes qui l’ont priée, qui ont demandé des faveurs et qui ont été exaucées.

De 1913 jusqu’à la fin de 1919, 183 inscriptions avaient aussi été exécutées à la main sur les murs du chœur et sur ceux des deux chapelles latérales. C’étaient des inscriptions dorées à l’intérieur d’un médaillon également dessiné. Ces inscriptions ont été enlevées au moment de la restauration de la chapelle à la fin des années 50, car il aurait été trop coûteux de les repeindre à la main. Les noms des personnes qui avaient ainsi témoigné de leur foi, de leur confiance et de leur gratitude sont cependant gardés dans les archives de la communauté.

La reconnaissance à Notre-Dame du Sacré-Cœur ne s’exprime peut-être plus aujourd’hui dans le marbre, mais nombreux sont encore les témoignages de l’action incessante de Dieu par l’intercession de Marie.

La chapelle de la réconciliation (ou chapelle des lampes)

Attenante au Sanctuaire, la chapelle de la réconciliation telle qu’on la connaît aujourd’hui, a été construite en 1958 et abrite les confessionnaux. On l’appelle aussi chapelle des lampes, car des lampes y brûlent en permanence devant la statue de la Vierge.

Depuis sa fondation en 1910, les gens ont toujours trouvé au Sanctuaire un ministère du pardon accueillant et compréhensif qui a fait pour une large part sa renommée. Tous les jours, un prêtre est de garde pour accueillir les personnes, au bureau ou encore au confessionnal. Un bouton d’appel permet même d’appeler en tout temps un confesseur. Cette coutume, qui existe depuis les débuts de la chapelle, a d’ailleurs valu aux MSC le nom de « Pères à la sonnette ». Actuellement, l’œuvre principale de la communauté, sur la rue Sainte-Ursule, est toujours ce ministère de la miséricorde du Seigneur.

Heures d’ouverture de la chapelle et horaire des célébrations

Du 1er mai au 30 septembre, la chapelle est ouverte de 7 h à 20 h.
Du 1er octobre au 30 avril, elle est ouverte de 7 h à 17 h 30.

Célébrations eucharistiques

7 h 30 et 17 h du lundi au vendredi
8 h et 17 h le samedi et le dimanche

Sacrement du pardon

De 8 h à 10 h le matin et de 16 h à 18 h en après-midi
tous les jours de la semaine, dimanche compris