Les Missionnaires du Sacré-Coeur du Canada
 
 

Extraits choisis du Père Chevalier

 

Deux plaies rongent notre malheureux siècle :
l’indifférence et l’égoïsme.
Il faut un remède efficace qui puisse s’appliquer à ces deux maux.
Ce remède se trouve dans le Cœur Sacré de Jésus
qui n’est qu’amour et charité…
Il faudrait alors des prêtres qui travaillent à le faire connaître :
ils porteraient le nom de Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus
(1856).

Le Cœur du Divin Maître est le centre où tout converge
dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament,
le pivot sur lequel tout roule dans le catholicisme,
le soleil de l’Église, l’âme de nos âmes,
la source de nos mystères, l’origine de nos sacrements,
le gage de notre réconciliation,
le salut du monde, le remède à tous nos maux
et l’arsenal du chrétien.
C’est ainsi que je comprends la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus :
elle embrasse tout, elle répond à tout
(1862).

Quand Dieu veut une œuvre,
les obstacles pour lui sont des moyens;
il se joue de la sagesse humaine,
déconcerte ses prévisions,
appelle à la vie ce qui, d’après elle,
ne devait jamais voir le jour,
développe et fortifie dans la fécondité
ce qu’elle avait condamné à mourir.
La fondation et le développement
de la petite Société des Missionnaires du Sacré-Cœur
sont une preuve de cette vérité
(1870).

Sans doute que nous avons devant nous un bel avenir,
ayant pour point d’appui le Sacré-Cœur de Jésus,
mais il faut que nous sachions en profiter.
Pour cela, il faut que nous soyons des hommes
d’abnégation, de discipline, d’obéissance,
d’étude et de prière.
Oh ! que nous en sommes loin encore…
Il est temps de réagir
et d’avoir de vrais religieux dignes de ce nom.
Prions le Sacré-Cœur et Notre-Dame de nous venir en aide;
et si nous pouvons réussir, nous ferons des merveilles
(1896).

Autant que possible, le Supérieur ne fera jamais ressentir
à ses frères son autorité.
Il ne les traitera pas en maître impérieux,
mais avec bonté, douceur, charité, cordialité
(1855).

Il ne faut pas nous étonner de nos imperfections religieuses.
Un chêne demande de longues années
pour atteindre sa perfection.
C’est déjà énorme que nous sentions ce qui nous manque.
Avec le temps, nous arriverons.
Je regarde comme une grande bénédiction
que notre voie soit tracée
et que nous sachions bien le chemin que nous devons suivre
(1887).

Dans la communauté,
personne n’est ni étranger, ni hôte de passage :
nous sommes tous frères dans l’unique Cœur du Christ (1897).

Des hommes ayant l’esprit d’oraison
et remplis de zèle apostolique,
qui soient toujours prêts à tout donner
et à se donner eux-mêmes pour leurs frères,
on en a besoin.
Soyons tous de tels hommes, chers confrères,
et nous serons alors de vrais apôtres
du Sacré-Cœur de Jésus
(1900).

Quelques textes tirés des Constitutions

Missionnaires du Sacré-Cœur,
nous vivons la foi en l’amour du Père
révélé dans le Cœur du Christ.
Nous voulons ressembler au Christ
qui a aimé avec un cœur humain;
nous voulons aimer par lui et avec lui
et proclamer son amour au monde.
(n. 10)

Jésus est le modèle parfait de notre vie consacrée;
son amour nous inspire et nous entraîne.
C’est pourquoi notre vie et notre apostolat
seront marqués par un amour sincère
et fervent du Verbe Incarné.
Cet amour nous incitera sans cesse
à partager les sentiments du Cœur du Christ.
(n. 11)

L’esprit de notre congrégation est fait d’amour et de bonté,
d’humilité et de simplicité.
Il est fait avant tout d’amour de la justice
et de sollicitude pour tous,
spécialement pour les plus pauvres.
(n. 13)

Parce que Marie est intimement unie
au mystère du Cœur de son Fils,
nous l’invoquons à la suite de notre Fondateur,
sous le vocable de Notre-Dame du Sacré-Cœur.
Elle a connu les insondables richesses du Christ;
elle a été comblée de son amour;
elle nous conduit à lui en nous montrant son Cœur,
source d’un amour sans limite
qui donne naissance à un monde nouveau.
(n. 18)

Nous honorons aussi saint Joseph
et nous nous mettons sous sa protection.
Fidèle et juste, il fut intimement uni
à Jésus et à Marie dans l’amour.
(n. 19)

Notre esprit est un esprit de famille et de fraternité.
fait de bonté et de compréhension,
de miséricorde et de pardon mutuel,
de douceur, d’humilité et de simplicité,
d’hospitalité et de sens de l’humour.
(n. 32)

La vraie communauté
n’est pas donnée une fois pour toutes.
C’est par la grâce de Dieu
et l’effort constant de chacun qu’elle grandit.
Elle doit s’édifier chaque jour pour devenir
une communauté de foi et d’amour
par la prière et l’Eucharistie,
l’écoute et le partage de la Parole de Dieu.
Elle doit s’édifier en même temps
comme une communauté humaine
tissée de relations fraternelles
où chaque membre apporte ses talents,
se sent reconnu, accepté, écouté, encouragé, interpellé.
(n. 33)